🚜

Investir en Loi Jeanbrun
à Beauvais

Beauvais est classée en zone b1 du dispositif Jeanbrun 2026, avec des plafonds de loyers à 9,92 €/m² (social) et 11,67 €/m² (intermédiaire).

Fiche récapitulative – Investissement loi Jeanbrun à Beauvais
DonnéeValeur
Zone JeanbrunB1
Plafond loyer social9,92 €/m²
Population55 906 habitants (INSEE 2022)
ÉtudiantsCampus historique UniLaSalle (4 200 étudiants sur 4 sites), antenne UPJV, IFSI
Prix moyen neuf3 500 – 4 000 €/m²
Prix moyen ancien1 009 – 2 743 €/m²
Rendement brut estimé6 % à 8,5 %
Tension locativeModérée à soutenue – 63 % de locataires, reclassée B1 en juillet 2024

Sources : MeilleursAgents juillet 2026, SeLoger, efficity, DVF, INSEE RP 2022

Pourquoi investir à Beauvais avec la loi Jeanbrun ?

Beauvais, préfecture de l'Oise et commune la plus peuplée du département, s'organise au pied d'un monument hors norme : la cathédrale Saint-Pierre, dont le chœur gothique culmine à 48 mètres sous voûte — le plus haut du monde —, voisine du MUDO, le musée de l'Oise installé dans l'ancien palais des évêques-comtes, et de la maladrerie Saint-Lazare, l'une des léproseries médiévales les mieux conservées d'Europe du Nord. Labellisée Ville d'art et d'histoire, la cité picarde ménage aussi un cadre de vie vert autour du plan d'eau du Canada, base de loisirs de 45 hectares aux portes du centre. L'économie locale repose sur un socle rare pour une ville moyenne : l'usine AGCO, premier employeur privé de l'Oise avec plus de 2 500 salariés assemblant les tracteurs Massey Ferguson, le siège du groupe de numérique agricole Isagri et ses quelque 900 collaborateurs, les administrations préfectorales, le campus historique de l'institut polytechnique UniLaSalle et une antenne de l'Université de Picardie Jules-Verne. La gare relie Paris-Nord en 1 h 10 à 1 h 15 par une vingtaine de TER quotidiens, l'A16 file vers la capitale comme vers la côte d'Opale, et l'aéroport Paris-Beauvais, neuvième plateforme française avec plus de 6 millions de passagers, irrigue l'emploi de tout le bassin.

Le marché beauvaisien affiche l'un des tickets d'entrée les plus bas de toute la zone B1 : l'appartement ancien s'échange autour de 1 730 €/m² en moyenne, dans une fourchette allant de 1 009 €/m² dans les quartiers en rénovation urbaine à 2 743 €/m² pour les adresses les plus recherchées, quand le neuf se négocie entre 3 500 et 4 000 €/m². Face à ces prix, les loyers de marché avoisinent 12 €/m² : le plafond intermédiaire de la zone B1, fixé à 11,67 €/m², s'en approche à quelques centimes, si bien que la décote exigée par le dispositif Jeanbrun y est pratiquement indolore — une configuration rare en France qui préserve intégralement le rendement. La demande s'appuie sur une ville où près de deux ménages sur trois sont locataires, vivier nourri par les salariés de l'industrie, les agents de la préfecture et les étudiants du campus UniLaSalle. Le parc compte enfin environ 10 % de logements vacants, souvent anciens et énergivores : moins un signe de faiblesse qu'un gisement de biens DPE D à G à racheter à bas prix pour la stratégie de l'ancien rénové adossée au déficit foncier majoré.

Les atouts de Beauvais

  • Une décote quasi nulle pour entrer dans le dispositif : avec des loyers de marché autour de 12 €/m² et un plafond intermédiaire zone B1 à 11,67 €/m², le bailleur Jeanbrun beauvaisien encaisse un loyer presque identique au marché libre tout en débloquant l'amortissement — un alignement presque introuvable ailleurs.
  • Un reclassement de la zone B2 vers la zone B1 acté par l'arrêté du 5 juillet 2024, qui a rehaussé d'un coup les plafonds applicables (9,92 €/m² au social contre 7,59 €/m² auparavant) : l'investisseur positionné dès 2026 capte ce différentiel avant que les prix d'acquisition ne l'aient pleinement intégré.
  • Un ticket d'entrée parmi les plus accessibles du dispositif — ancien dès 1 009 €/m² dans les secteurs en requalification — qui autorise des rendements bruts pouvant dépasser 8 % et permet de constituer un patrimoine de plusieurs lots là où une métropole n'en offrirait qu'un seul.
  • Un socle d'emploi diversifié entre industrie et tertiaire public : l'usine AGCO-Massey Ferguson, premier employeur privé de l'Oise avec plus de 2 500 salariés, le siège d'Isagri, les administrations de la préfecture et l'aéroport Paris-Beauvais alimentent une demande locative salariée régulière, loin de la mono-industrie.
  • Une population parmi les plus jeunes des Hauts-de-France — 40,5 % de moins de 30 ans — renforcée par les étudiants d'UniLaSalle, de l'antenne UPJV et de l'IFSI : une demande structurelle de studios et de T2, précisément les surfaces que le coefficient Jeanbrun rémunère le mieux.
  • Un renouvellement urbain d'une ampleur exceptionnelle pour une ville moyenne : 330 M€ engagés sur Argentine et Saint-Lucien à l'horizon 2030, après plus de 110 M€ déjà investis à Saint-Jean, complétés par Action Cœur de Ville — autant de quartiers dont la requalification tire progressivement la valeur des biens acquis aujourd'hui à bas prix.

Sources : INSEE RP 2022, Communauté d'agglomération du Beauvaisis, ANRU, Aéroport Paris-Beauvais, L'Usine Nouvelle, TER Hauts-de-France

Dispositif Loi Jeanbrun à Beauvais

Définition, conditions du statut bailleur privé et plafonds de loyers applicables en Zone B1

Définition & fonctionnement

Le dispositif Jeanbrun se présente comme un menu à trois barèmes, et tout l'art du bailleur privé consiste à choisir le sien : loyer intermédiaire amorti à 3,5 %, loyer social à 4,5 % ou très social à 5,5 %, assortis de plafonds annuels de déduction respectifs de 8 000 €, 10 000 € et 12 000 €. Cet amortissement, réservé au régime réel d'imposition déclaré sur le formulaire 2044, se calcule sur 80 % du prix de revient, la quote-part de terrain restant exclue. À Beauvais, classée en zone B1 (loyer social plafonné à 9,92 €/m²), un T2 neuf de 40 m² acquis 150 000 € dégage 5 400 €/an d'amortissement au barème social sur une base de 120 000 € — soit environ 1 620 €/an d'impôt en moins pour un foyer à TMI 30 %. Lorsque l'amortissement et les charges rendent le résultat foncier négatif, le déficit s'impute sur le revenu global à hauteur de 10 700 €/an, l'excédent se reportant sur les revenus fonciers des dix exercices suivants.

Près d'un logement beauvaisien sur dix est vacant, souvent ancien et mal classé au DPE : c'est précisément ce parc délaissé que la stratégie de l'ancien rénové transforme en levier fiscal. Dès lors que des travaux confiés à des artisans RGE atteignent 30 % du prix d'acquisition et hissent le logement en étiquette A ou B, le plafond de déficit foncier imputable sur le revenu global double, passant de 10 700 € à 21 400 €/an pour les chantiers achevés avant le 31 décembre 2027 — en sus de l'amortissement Jeanbrun et des aides MaPrimeRénov', CEE et Éco-PTZ. Concrètement, un T2 de 45 m² acquis 80 000 € dans le centre ancien et rénové pour 40 000 € (120 000 € tout compris) produit 4 680 €/an d'amortissement social sur une base de 104 000 € et une économie fiscale combinée d'environ 7 824 €/an à TMI 30 % la première année. Le bien requalifié gagne en outre une valeur verte durable dans une ville dont le renouvellement urbain revalorise les quartiers un à un.

Source officielle : Ministère de l'Écologie – Nouveau dispositif loi Jeanbrun

Conditions à Beauvais (Zone B1)

  • Choisir l'imposition des loyers au régime réel (formulaire 2044) : ni l'amortissement ni le déficit majoré ne sont accessibles depuis le micro-foncier.
  • Louer le bien nu, à un locataire qui en fait sa résidence principale, dans le cadre d'un bail conforme au cahier des charges Jeanbrun.
  • Maintenir la location pendant 9 ans au minimum, en restant sous les plafonds de loyers zone B1 2026 à chaque bail comme à chaque renouvellement.
  • Cibler un logement situé en zone B1 du zonage ABC — statut que Beauvais a acquis par l'arrêté du 5 juillet 2024, après des années de classement en B2.
  • Contrôler avant la signature que le revenu fiscal de référence N-2 du foyer locataire ne dépasse pas les plafonds de ressources de la zone B1.
  • Porter l'acquisition sur un logement neuf en immeuble collectif, ou sur un bien ancien rénové en DPE A ou B par des artisans RGE avant le 31 décembre 2028.

Plafonds de l'avantage fiscal Jeanbrun 2026

  • • Amortissement annuel déductible des revenus fonciers : jusqu'à 12 000 €/an
  • • Déficit foncier imputable sur le revenu global (salaires, pensions…) : jusqu'à 10 700 €/an

Plafonds de Loyers Zone B1 à Beauvais (2026)

Niveau de loyerPlafond /m²Réduction vs marchéAmortissement annuel
Loyer intermédiaire11,67 €/m²-15 % du loyer de marché2 % du prix de revient
Loyer social9,92 €/m²-30 % du loyer de marché2,5 % du prix de revient
Loyer très social8,17 €/m²-45 % du loyer de marché3 % du prix de revient

Le loyer s'applique à la surface utile avec coefficient multiplicateur (0,7 + 19/surface utile), plafonné à 1,2. Plafonds 2026 applicables en Zone B1 à Beauvais.

Simulations à Beauvais

Deux stratégies Jeanbrun, deux exemples chiffrés

NEUF

Logement neuf – investissement locatif nu

Surface utile40 m²
Zone / statut bailleurZone B1 – Régime réel
Loyer mensuel max466 €/mois (loyer social zone B1)
Calcul coefficient multiplicateur40 × 9,92 × 1,175 = 466 €
Amortissement/an (plafond 10 000 €)5 400 €/an (4,5 % loyer social, neuf 150 000 €)
Économie fiscale/an1 620 €/an (TMI 30 %, part amortissement)
ANCIEN RÉNOVÉ

Logement ancien – déficit foncier + amort.

Achat ancien (DPE E/F avant travaux)80 000 €
Travaux artisans RGE (≥ 30 %)40 000 €
Investissement total120 000 €
Surface / loyer social max45 m² · 501 €/mois (loyer social zone B1)
Déficit foncier/an (travaux)21 400 €/an (travaux avant 31/12/2027)
Amortissement Jeanbrun/an4 680 €/an (4,5 % sur base 104 000 €)
Aides cumulablesMaPrimeRénov' + CEE + Éco-PTZ
Économie fiscale/an7 824 €/an (déficit foncier + amort, TMI 30 %)
Note : Ces simulations sont indicatives. Les montants réels dépendent du bien précis, des travaux réalisés et de votre situation fiscale (foyer fiscal, TMI, régime réel d'imposition). Demandez une simulation personnalisée gratuite.

Quartiers à Cibler à Beauvais

Les secteurs offrant le meilleur potentiel de rendement locatif et de vacance locative faible

Centre-Ville

Cœur commerçant et administratif au pied de la cathédrale Saint-Pierre, ciblé par le programme Action Cœur de Ville qui prévoit environ 120 logements neufs et la requalification des espaces publics. Demande d'agents de la préfecture, d'employés du tertiaire et de jeunes actifs attachés à la proximité immédiate des commerces et de la gare. Parc ancien de caractère, souvent énergivore, taillé pour un Jeanbrun ancien rénové à déficit majoré.

Prix estimé1 950 – 2 750 €/m²

Saint-Jean

Grand quartier sud transformé par le premier programme ANRU, qui y a investi plus de 110 M€ : collectifs réhabilités, équipements neufs et image en net redressement. Profil locataire familial et jeune, sur des T3 et T4 à prix d'entrée très bas. Terrain à haut rendement pour un investisseur sélectif, concentré sur les copropriétés déjà requalifiées.

Prix estimé1 400 – 1 900 €/m²

Argentine

Quartier nord-est engagé dans le NPNRU au sein d'une enveloppe de 330 M€ à l'horizon 2030, entre démolitions-reconstructions et résidences neuves à l'image du Clos Saint-Antoine. Prix parmi les plus bas de la ville, autour de 1 340 €/m², pour une demande familiale et jeune. Pari de valorisation de long terme, à réserver aux immeubles neufs ou fraîchement rénovés du secteur.

Prix estimé1 000 – 1 600 €/m²

Marissel

Ancien village rattaché à l'est de la ville, à dominante pavillonnaire, qui a conservé son esprit de bourg autour de son église et de ses commerces de proximité. Demande de familles et d'actifs recherchant le calme à quelques minutes du centre. Convient à un Jeanbrun sur T2 ou T3 en petit collectif, avec des locataires stables sur la durée.

Prix estimé1 800 – 2 100 €/m²

Voisinlieu

Quartier du sud-est étiré le long du Thérain, mêlant habitat ancien, petits collectifs et zones d'activité toutes proches. Profil de salariés de l'industrie et de jeunes ménages en première location, sur des loyers modérés. Prix intermédiaires et bonne liquidité locative pour un T2 ou T3 loué nu.

Prix estimé1 800 – 2 100 €/m²

Saint-Just-des-Marais

Faubourg résidentiel de l'ouest beauvaisien, fait de pavillons et de petites résidences, où l'appartement ancien s'échange entre 1 800 et 1 940 €/m². Demande de familles et de salariés du bassin d'emploi, fidèles sur des baux longs. Bon compromis prix-tranquillité pour un premier Jeanbrun à budget contenu.

Prix estimé1 800 – 1 940 €/m²

Jeanbrun vs Pinel à Beauvais

Ce que le dispositif Jeanbrun 2024-2028 change concrètement par rapport à l'ancien Pinel

CritèrePinel (supprimé fin 2024)Loi Jeanbrun 2026
Logements éligibles à BeauvaisProgrammes neufs en immeuble collectif uniquement — et Beauvais, alors en zone B2, était de fait exclue du Pinel depuis 2018 sauf agrément préfectoralNeuf + ancien rénové DPE A/B — accès au gisement vacant du centre-ville, de Saint-Jean et d'Argentine dès 1 009 €/m²
Mécanisme fiscalRéduction d'impôt 9 à 18 % plafonnée à 63 000 € sur 12 ans, base limitée à 5 500 €/m²Amortissement progressif 3,5 / 4,5 / 5,5 % sur le prix réel + déficit foncier jusqu'à 21 400 €/an cumulable avec MaPrimeRénov' et CEE
Rendement net en zone B1 à BeauvaisSans objet ou presque — la ville n'était pas éligible, et les rendements Pinel plafonnaient sous 3 % ailleurs en B2Rendement net après impôts de 4,5 à 6,5 % en ancien rénové — décote de loyer quasi nulle et prix d'entrée parmi les plus bas de la zone B1
Durée & dynamique territoriale6, 9 ou 12 ans — aucune prise en compte du reclassement B1 de 2024 ni du renouvellement urbain en cours9 ans — horizon calé sur la livraison des 330 M€ du NPNRU d'Argentine et Saint-Lucien à l'horizon 2030

Questions fréquentes – Loi Jeanbrun à Beauvais

Marché immobilier, statut bailleur, foyer fiscal, rendement net après impôts

Le passage de Beauvais en zone B1 en juillet 2024 change-t-il vraiment la donne pour un investissement Jeanbrun en 2026 ?

Oui, et c'est le point de bascule du dossier beauvaisien. L'arrêté du 5 juillet 2024 a fait passer la ville de la zone B2 à la zone B1 du zonage ABC, relevant le plafond social de 7,59 à 9,92 €/m² et le plafond intermédiaire de 8,93 à 11,67 €/m² — environ 30 % de loyer plafond supplémentaire à prix d'acquisition inchangé. Or les loyers de marché beauvaisiens avoisinent 12 €/m² : le barème intermédiaire colle désormais au marché libre, ce qui rend la décote d'entrée dans le dispositif quasiment indolore. Tant que les prix de l'ancien, autour de 1 730 €/m², n'ont pas intégré ce reclassement, l'investisseur bénéficie d'une fenêtre où loyers rehaussés et capital d'entrée minimal se cumulent.

Peut-on monter un investissement Jeanbrun complet à Beauvais avec moins de 100 000 € tout compris ?

C'est l'un des rares marchés de zone B1 où la réponse est franchement oui. Un studio de 28 m² dans le centre ancien s'acquiert autour de 50 000 €, auxquels s'ajoutent quelque 20 000 € de travaux RGE pour atteindre le DPE A ou B, soit 70 000 € tout compris ; loué au plafond social avec coefficient plafonné à 1,2, il rapporte 333 €/mois. Pour un budget à peine supérieur, un T2 de 45 m² acquis 80 000 € et rénové pour 40 000 € (120 000 € au total) dégage 501 €/mois de loyer social. Rapporté à des mises de fonds aussi contenues, l'amortissement de 4,5 % et le déficit foncier majoré produisent un effet de levier fiscal parmi les plus élevés du dispositif, inaccessible dans les métropoles où le seul foncier absorbe le triple.

L'aéroport Paris-Beauvais et l'usine de tracteurs AGCO pèsent-ils réellement sur la demande locative beauvaisienne ?

Ces deux moteurs structurent le marché local bien plus qu'on ne l'imagine. L'usine AGCO, où s'assemblent les tracteurs Massey Ferguson, est le premier employeur privé de l'Oise avec plus de 2 500 salariés et a encore investi 40 M€ en créant 200 emplois supplémentaires ; le siège d'Isagri ajoute environ 900 collaborateurs du numérique agricole. L'aéroport Paris-Beauvais, neuvième plateforme française avec un record de plus de 6 millions de passagers en 2024, génère des emplois aéroportuaires, logistiques et de services répartis sur tout le bassin. Ajoutez les administrations d'une préfecture et les enseignants-chercheurs d'UniLaSalle : la demande locative salariée, en CDI pour l'essentiel, reste régulière dans une ville où près de deux ménages sur trois sont locataires.

Quelle rentabilité nette attendre d'un appartement ancien rénové en loi Jeanbrun dans le centre ancien de Beauvais ?

Le couple prix bas / loyers proches du plafond place Beauvais parmi les marchés les plus rémunérateurs du dispositif. Prenons un T2 de 45 m² acquis 80 000 € dans le centre ancien et rénové pour 40 000 € par des artisans RGE, soit 120 000 € tout compris. Le loyer social zone B1 ressort à 501 €/mois, soit 6 012 €/an, un rendement brut de 5 % au barème le plus décoté — le barème intermédiaire fait encore mieux. Les travaux dépassant 30 % du prix d'achat, le déficit foncier majoré de 21 400 €/an s'ajoute à l'amortissement social de 4 680 €/an : à TMI 30 %, l'économie fiscale combinée atteint environ 7 824 €/an la première année, soit davantage que le loyer encaissé.

Quelles charges un bailleur beauvaisien déduit-il au régime réel avant même d'activer l'amortissement Jeanbrun ?

Le régime réel, déclaré sur le formulaire 2044, ouvre d'abord la déduction intégrale des charges courantes : intérêts d'emprunt, taxe foncière, charges de copropriété non récupérables, assurance propriétaire non occupant, frais de gestion et primes de garantie loyers impayés. Vient ensuite l'amortissement Jeanbrun proprement dit — 4,5 % au barème social — assis sur 80 % du prix de revient, part de terrain exclue. Sur un T2 ancien rénové de 120 000 € tout compris, la dotation atteint 4 680 €/an, qui s'empilent sur les charges déduites. Le micro-foncier et son abattement forfaitaire de 30 % ferment au contraire l'accès à l'amortissement comme au déficit majoré : l'option pour le réel est le premier geste de tout investisseur Jeanbrun.

Un ouvrier d'AGCO ou un agent de la préfecture de l'Oise passe-t-il sous les plafonds de ressources Jeanbrun en zone B1 ?

Dans l'immense majorité des cas, oui. Les plafonds de la zone B1 se vérifient sur le revenu fiscal de référence de l'année N-2 : 35 425 € pour une personne seule, 47 321 € pour un couple, 56 905 € avec une personne à charge et 68 699 € avec deux. Un opérateur de production, un technicien de maintenance, un agent administratif de la préfecture, une infirmière de l'hôpital ou un jeune diplômé d'UniLaSalle se situent très en dessous de ces seuils, seuls les couples de cadres confirmés pouvant les dépasser. Le vivier éligible couvre donc l'essentiel du marché locatif beauvaisien, ce qui facilite la relocation ; il reste au bailleur à archiver l'avis d'imposition N-2 du foyer avant chaque signature de bail.

Combien rapporte chaque année un T2 neuf Jeanbrun acheté 150 000 € à Beauvais pour un foyer à TMI 30 % ?

Sur un T2 neuf de 40 m² acquis 150 000 € — le niveau des programmes beauvaisiens récents à 3 500-4 000 €/m² —, le loyer social zone B1 plafonne à 466 €/mois, soit 5 592 €/an avec un coefficient de surface de 1,175. L'amortissement de 4,5 % s'applique sur 80 % du prix, soit une base de 120 000 €, et produit 5 400 €/an de déduction : la quasi-totalité du loyer encaissé est ainsi neutralisée fiscalement. À TMI 30 %, l'économie d'impôt liée à cette seule dotation avoisine 1 620 €/an, avant même la déduction des intérêts d'emprunt et des charges. L'ancien rénové, avec son déficit foncier majoré à 21 400 €/an, fait beaucoup mieux encore sur ce marché à prix bas.

Quel loyer maximum pour un studio étudiant proche du campus UniLaSalle une fois le coefficient de surface appliqué ?

La règle est mécanique : plafond social zone B1 de 9,92 €/m², multiplié par le coefficient 0,7 + 19/surface utile (plafonné à 1,2), puis par la surface. Un studio de 25 m² loué à un étudiant d'UniLaSalle atteint le plafond de coefficient : 9,92 × 1,2 × 25 = 298 €/mois. Un T2 de 40 m² ressort à 9,92 × 1,175 × 40 = 466 €/mois, et un T3 familial de 62 m² à 9,92 × 1,006 × 62 = 619 €/mois. La formule favorise nettement les petites surfaces au mètre carré — un atout dans une ville où 40,5 % des habitants ont moins de 30 ans et où studios et T2 partent les premiers.

Location nue Jeanbrun ou LMNP meublé : quel choix pour cibler les jeunes actifs et étudiants de Beauvais ?

Le meublé LMNP paraît naturel pour une cible jeune, mais son avantage fiscal reste enfermé dans sa catégorie : l'amortissement comptable du meublé ne s'impute jamais sur le revenu global et ne fait que reporter un déficit sur les seuls revenus de location meublée. Le Jeanbrun en location nue offre l'inverse : un amortissement de 4,5 % au barème social et, en cas de travaux, un déficit foncier imputable sur le revenu global jusqu'à 21 400 €/an — un impact immédiat sur l'impôt d'un foyer à TMI 30 %. La location nue réduit aussi la rotation et l'usure du mobilier, alors que la demande beauvaisienne — salariés d'AGCO, agents publics, jeunes ménages — recherche massivement des baux stables de résidence principale. Sur ce marché, le Jeanbrun l'emporte pour qui vise la constitution d'un patrimoine défiscalisé.

Beauvais ou Amiens : quelle préfecture picarde choisir pour un premier investissement Jeanbrun en zone B1 ?

Les deux villes relèvent de la zone B1 et partagent les mêmes plafonds Jeanbrun (9,92 €/m² au social). Amiens joue la carte du volume étudiant — l'un des meilleurs ratios étudiants/prix de France — et d'un marché plus profond, mais avec des prix d'ancien sensiblement supérieurs. Beauvais avance des arguments différents : un ticket d'entrée dès 1 009 €/m², une décote de loyer quasi nulle face au plafond intermédiaire, un reclassement B1 tout frais que les prix n'ont pas encore digéré, et un socle d'emploi industriel et aéroportuaire singulier. Pour un premier investissement à capital limité et rendement maximal, Beauvais offre le meilleur levier ; pour un marché locatif plus liquide et plus étudiant, Amiens garde l'avantage — à plafonds strictement identiques.

Investir à Beauvais avec la loi Jeanbrun ?

Obtenez une simulation personnalisée adaptée au marché local – Gratuit sous 24h

Plus de 1 247 investisseurs ont déjà utilisé notre simulateur